Cosmétiques et composants toxiques
> Beaucoup de cosmétiques contiennent des composants chimiques qui soulèvent des questions voire des polémiques. Colorants, conservateurs, solvants tels que le triclosan, les sels d’aluminium, le paraben sont même parfois accusés d’être cancérigènes ! Alors faut-il s’en méfier ? Peut-on croire que l’industrie met sur le marché des substances dangereuses pour la santé ?
Les parabens : réputés pour leur pouvoir allergisant, certains de ces conservateurs sont soupçonnés d'être cancérogènes et dangereux pour le développement du foetus. Les éthers de glycol : on sait depuis les années 80 qu'ils attaquent les cellules du sang, les gènes, la fertilité et sont même cancérigènes. Les phtalates : ces agents fixateurs ou vecteurs dans les produits cosmétiques sont classés toxiques pour la reproduction (le DEHP et le DBP sont les plus dangereux). Le DEHP provoque des troubles du développement des testicules et perturbe les hormones du foie. Le DEP, réputé pour présenter de très faibles risques, n’en possède pas moins des propriétés assez identiques du fait de molécules de la même famille (atteintes à l’ADN du sperme). Il est fréquemment utilisé comme dénaturant de l’alcool contenu dans les parfums (pour le distinguer de l’alcool alimentaire, d'un point de vue fiscal). Les composés de muscs artificiels contribuent à la fragrance des parfums. Les muscs nitrés sont de moins en moins produits à cause de toxicité pour l’environnement et la santé. Les muscs polycycliques, controversés quant à leurs impacts, sont fortement déconseillés par les experts. Les alkylphénols et éthoxylates d’alkylphénol sont incorporés comme agents émulsifiants dans les cosmétiques. Le plus controversé est le nonylphénol à l’activité hormonale (oestrogène) avérée :pouvant dégrader la qualité du sperme et provoquer des atteintes à l’ADN.
>> Liste des produtis dangereux parfois présents dans les articles cosmétiques ou de parfumerie : Dibenzodioxines Polychlorées (PCDD) Dibenzofuranes Polychlorés (PCDF) Biphénylés Polychlorés (PCB) Hydrocarbures Aromatiques Polycycliques (HAP) Pentachlorophénol (PCP) Parafines chlorées à chaîne courte (SCCP) Isomères de l’Hexachlorocyclohexane (HCH) Mercure et composés organiques mercuriels Cadmium Plomb et composés organiques du plomb Composés organoétains Nonylphénol / Ethoxylates de nonylphénol (NP/NPE) et substances assimilées Musk xylène Retardateurs de flamme au brome Les phtalates - Dibutylphtalate (DBP) et Diethylhexylphtalate (DEHP) Les autres muscs synthétiques nitrés et les muscs polycycliques Les autres phtalates Les autres éthoxylates d’alkylphénol Le bisphénol A Le PVC .
Pour aller plus loin, vous pouvez aussi vous procurez l’ouvrage « Le guide des cosmétiques bio » que nous recommandons car il fait l’inventaire de 3000 produits cosmétiques bio proposés par 40 marques allemandes et françaises qui ont été testés par 4000 clientes. De quoi vous guider dans votre choix. Le guide des cosmétiques bio.
Le site Le flacon est très utile pour connaître la composition des produits cosmétiques.
Pas de tests sur les animaux La plupart des sociétés de cosmétiques ont signé la charte One Voice, auparavant appelée Talis, et se sont engagées à ne pas utiliser d'animaux pour tester ou faire tester les ingrédients et leurs produits finis.
Pour info voici une liste non exhaustive de marques qui ont signé cette charte : Weleda ;The Body Shop ; L'Occitane ;; Les laboratoires Gravier (Lise du Castelet, Cosmo Naturel, Harmonie verte, Aux senteurs de Delph, L’artisan savonnier, Lérutan ...) ; Laboratoire J. Paltz ; Argiletz ; Caudalie ; Arche Bleue / Callyope ; Phytomer / Phytocéane ; Thalgo ; Herbes et Traditions ; ECOFA ; LT Laboratoires ; Laboratoire Science et Nature ; Les Douces Angevines ; Sanoflore ; Vincelles chimie ; Comptoir provençal des argiles ; Florame ; Melvitacosm ; Sicobel (Placentor végétal, Nacriderme, Arubix) ; Nuxe ; Boiron.
La société Body Shop, rachetée par L’Oréla, a toujours été opposée aux expérimentations sur les animaux. L'Oréal a racheté SkinEthic, une société niçoise de reconstruction tissulaire afin de développer des techniques d'expérimentation in vitro sur peaux synthétiques. Le but de trouver des substituts aux expériences sur les animaux.